du 28 février au 01 mars 2023

Musique

Odile et Jacques (ou Jacques et Odile)

Loïc Guénin - Artiste de la Bande

Cie Le Phare à Lucioles

© Le Phare à Lucioles - Danaé Guilbot

Présentation

Odile et Jacques sont côte à côte. Enfin peut-être… Les deux personnages se parlent mais ne s’entendent plus. Leurs mots se mêlent à leur musique intérieure, celle de l’inconscient, des non-dits, des ras-le-bol et des excentricités refoulées.

Au plateau, chaque comédien·ne est suivi par un double qui agit comme une ombre, un miroir intime, instrumental et sonore. C’est bien un quartet que l’on écoute et regarde évoluer, mais c’est sur ce que l’on imagine être un couple que l‘on porte l’attention. Chacun des mots et des sons vient résonner contre le mur qui les sépare dorénavant de tout rapprochement physique ou mental.

Odile et Jacques (ou Jacques et Odile) est un projet qui mêle théâtre et musique, sons et sens, jeu et geste. L’essence de cette pièce tient dans l’interprétation d’une partition-texte écrite pour les quatre protagonistes au plateau. Chaque mot, au-delà de son sens premier, est également utilisé pour sa sonorité ou encore comme symbole graphique d’une partition musicale. La langue de l’inconscient, les non-dits et les désirs refoulés apparaissent alors à la surface de ce dialogue intemporel.

Au sein d’une mise en scène ajustée au cordeau par Anne Monfort, la création lumière de Vincent Beaume et le travail sonore en temps réel de Éric Brochard - tou·te·s les trois proches complices de Loïc Guénin - donnent toute la force à ce spectacle, théâtre musical et sonore où l’absurde vient se confronter à un réalisme parfois criant.


Note d'intention
« Odile et Jacques sont côte à côte. Enfin peut-être… Les deux personnages se parlent mais ne s’entendent plus. Les mots se mêlent à leur musique intérieure, celle de l’inconscient, des non-dits, des ras-le-bol et des excentricités refoulées. Monologue, souvenirs, projections ou inventions. Rien n’est explicitement écrit dans ce texte qui joue le rôle d’une partition. Le langage devient musique et inversement. Chaque comédien·ne possède un double qui le suit comme une ombre, un miroir intime instrumental et sonore. Au plateau, c’est bien un quartet que l’on écoute et regarde évoluer. Mais c’est sur ce que l’on imagine être un couple que l‘on porte l’attention. Chacun des mots et des sons vient résonner contre le mur qui les sépare dorénavant de tout rapprochement physique ou mental. « Le texte et les mots me hantent depuis de nombreuses années. Je suis un musicien et compositeur et leur place est toujours difficile à assumer comme matière musicale. Ici, je souhaite faire des sons de la bouche un terrain d’expérimentation, les explorer au sein d’un laboratoire aux modes de jeu multiples où le sens prend peu à peu de l’importance. L’absurde est proche et le réel pourtant extrêmement présent, criant même. » Odile et Jacques, ou Jacques et Odile, est un projet qui mêle théâtre et musique, sons et sens, jeu et geste au travers d’une partition écrite pour un quartet. L’essence de ce projet, sa signature, tient dans l’interprétation d’une partition écrite pour les quatre protagonistes au plateau. Librement inspiré des travaux de Kurt Schwitters avec la Urs-Sonata (1932), Loïc Guénin utilise une notation qui mêle un solfège académique à des symboles créés et utilisés pour cette partition. Le texte est également utilisé comme symbole à interpréter. C’est une partition pour un quatuor composé de deux voix, violoncelle et objets sonores. La langue de l’inconscient, des non-dits et des désirs refoulés apparaît alors comme limpide, partition intime qui prend son envol dans la relation au musicien. La mise en scène est simple, ajustée au cordeau pour cet intérieur sans artifices. La lumière a été confiée à Vincent Beaume, artiste photographe qui travaille au plus près des acteurs et actrices et permet au texte de prendre toute sa place au sein du discours sonore. Enfin, Eric Brochard travaille la matière sonore en temps réel, jouant sur les effets et la multidiffusion, au service, lui aussi, de la partition. Ce projet est pensé pour être joué aussi bien sur un plateau qu’en plein-air ou dans n’importe quelle situation pouvant accueillir quatre personnes en scène. D’un format léger, l’équipe en tournée se compose de quatre artistes et de trois techniciens assurant une autonomie totale pour l’installation puis la diffusion du spectacle. »
Loïc Guénin


Biographie
Le compositeur et musicien Loïc Guénin, né en 1976, travaille sur la relation entre création, écriture, interprétation et architectures. Faisant référence à la posture de H.D Thoreau et aux philosophes du transcendantalisme, il fait le constat d’un monde de plus en plus sonore dans lequel l’humain, en réaction consciente ou inconsciente, développe une écoute fonctionnelle de son écosystème. Dans une nouvelle approche de l’écologie sonore, son travail s’ancre dans les paysages qu’il traverse, urbains, industriels ou sauvages et naturels. Son écriture graphique, résolument esthétique, questionne la place et le rôle du compositeur, des interprètes et des auditeurs dans l’institution culturelle, ainsi que les pratiques de l’écoute. Son projet WALDEN […] a retenu l’attention de nombreux lieux de diffusion et a bénéficié d’un large écho auprès des publics et des médias (Fondation Royaumont, Arsenal de Metz, Abbaye de Noirlac, GMEM-CNCM de Marseille, centre Bidröbon de Oslö (Norvège), ISCM (Suède), Libération, France Musique, etc.). Loïc Guénin est soutenu et reconnu par de nombreux lieux de création et institutions culturelles qui l’accueillent et l’invitent pour des résidences, ateliers, concerts, spectacles et projets d’éducation artistique (Festival d’Art lyrique d’Aix en Provence, Fondation Royaumont, Scènes Nationales, etc.). Il ne cesse de déployer ses projets ici et là, à la rencontre des publics. Depuis septembre 2021, il est artiste associé à la Scène Nationale de Marseille, Le ZEF, et ce pour trois saisons.

Séances et tarifs

Autour du spectacle

Rencontre avec l'équipe artistique à l’issue de la représentation du 28

Génerique

Composition, objets sonores, électroacoustique : Loïc Guénin • Mise en scène : Anne Monfort • Comédienne : Anne-Gaëlle Jourdain • Comédien : Grégoire Tachnakian • Violon : Alice Piérot • Création sonore et traitement temps réel : Éric Brochard • Création et régie lumière • Vincent Beaume • Régie générale et technique : Thierry Llorens


Production : Le Phare à Lucioles • Coproduction : LE ZEF - scène nationale de Marseille • Ce projet reçoit le soutien de la Sacem et du Centre National de la Musique • La compagnie Le Phare à Lucioles est conventionnée par le Ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur). Elle reçoit le soutien du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (programme LEADER), de la Région Sud, du Département du Vaucluse, de la Communauté de Communes Ventoux-Sud, de la Commune de Sault, de la SACEM et du Centre National de la Musique. La compagnie est membre du réseau Futurs Composés.

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