Le 04 avril 2023 à 20h30

Musique

A Birdcage Played With Toasting Forks

Loïc Guénin

Le Phare à Lucioles

© Vincent Beaume
© Vincent Beaume

Présentation

Le clavecin, comparé par le chef d’orchestre Sir Thomas Beechman à une cage à oiseau, tient ici du laboratoire. Loin de se cantonner au répertoire baroque, il devient un instrument nouveau sous les doigts de Bertrand Cuiller et en fusionnant avec les expérimentations de Loïc Guénin. Modulé et traité en temps réel, accompagné d’objets sonores, d’ustensiles divers et de drones synthétiques, il est au centre d’une véritable installation plastique, via un dispositif de micros installés et déplacés in situ. Les pièces s’enchaînent, de Couperin à Cage, et retour, en passant par les créations, écrites ou improvisées, des deux musiciens, pour un programme au service d’un décloisonnement jouissif et, surtout, pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles.


Le chef d’orchestre Sir Thomas Beechman, aurait déclaré à propos du son du clavecin : (It) ‘ressembles that of a birdcage played with toasting-forks’. Ce que l’on peut traduire par ‘cela ressemble à une cage à oiseaux jouée avec des pinces à rôtir’...

Cette image, loin d’évoquer chez nous un son désagréable, sec, métallique et sans âme, a fait renaître l’imaginaire du piano préparé, les expériences sonores des années Fluxus, le spectre de John Cage, l’univers plastique de Rauschenberg, la danse de Cunningham et les vidéos de Nan Jun Paik. Le clavecin, cette cage à oiseau, devient alors un extraordinaire laboratoire à objets sonores, un instrument nouveau pour lequel composer, traiter en temps réel, organiser, imaginer et construire.

La musique baroque et ancienne à laquelle le clavecin fait majoritairement référence semble entrer en collision avec la musique de création, les musiques d’aujourd’hui, l’électroacoustique et le traitement sonore, la spécialisation, la modélisation... Cela est dû, sans aucun doute, à notre façon de cloisonner les styles, les époques, les enseignements, les apprentissages, l’écoute, le partage et donc la culture dans son ensemble.

À travers ce projet, nous cherchons non pas à réunir deux mondes, à les faire ‘travailler’ ensemble, mais bien à les fusionner pour la musique, le son, l’écoute et les imaginaires. Mêlant des pièces écrites, des improvisa-tions et des compositions de Loïc Guénin, le programme proposé permet d’entrer pleine-ment et sans concessions dans la musique de création, sous les doigts du claveciniste Bertrand Cuiller et des sons, des drones et des objets sonores de Loïc Guénin.

Séances et tarifs

Génerique

Composition, électroacoustique, objets sonores, toy piano : Loïc Guénin • Clavecin : Bertrand Cuiller •
Création et régie lumière : Vincent Beaume • Informatique musicale et régie son : Éric Brochard • Régie générale et technique : Thierry Llorens • Administratrice de production : Anne-Flavie Germain : 
Chargée d’administration : Fany Ridel • Chargée de communication et médiation : Danaé Guilbot


Production : Compagnie Le Phare à Lucioles • Coproduction : Cité musicale-Metz ; Espace culturel de Chaillol ; Abbaye de Noirlac, Centre culturel de rencontre • La compagnie Le Phare à Lucioles est conventionnée par le Ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur). Elle reçoit le soutien du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (programme LEADER), de la Région Sud, du Département du Vaucluse, de la Communauté de Communes Ventoux-Sud, de la Commune de Sault, de la SACEM, du Centre National de la Musique et de la SPEDIDAM. La compagnie est membre du réseau Futurs Composés. 

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