Le 07 octobre 2022 à 19h30

Rencontre Musique

J'ai perdu mon roman Pamela Squirts

Laura Tinard & Héloïse Francesconi

Danse

Simple

Ayelen Parolin

Ruda

Pamela Squirts © Laura Tinard
Pamela Squirts © Laura Tinard
SIMPLE © François Declerq
SIMPLE © François Declerq
SIMPLE © François Declerq

Présentation

[LECTURE MUSICALE]
Création 2022
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Pamela Squirts

Laura Tinard & Héloïse Francesconi
Pamela Squirts
est un roman-concert de J'ai perdu mon roman, premier road-trip déjanté écrit par Laura Tinard. L'intrigue se déroule à Nice, en pleine canicule, où Pamela vit une histoire d’amour toxique avec des auteurs de l’ombre. Ils nourrissent un projet de roman collectif de façon si attractive que Pamela en est accro, à tel point que la coécriture virtuelle en vient à remplacer sa vie sociale et sexuelle... Devant son écran, elle observe les auteurs composer une scène de crime dont elle pressent être la future victime. Et, bientôt, c’est le téléphone qui la harcèle, menaçant. Sa vie alors devient une cavale des plus improbable, à l’issue de laquelle finit par s’en remettre à une certaine Laura…
Sur scène, Laura Tinard est accompagnée par l'artiste-compositrice Héloïse Francesconi. Ensemble, elles proposent des morceaux dreamy, techno, épiques, percutants, pour accompagner la lecture de cette épopée fictionnelle saisissante.  

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[SPECTACLE - DANSE]
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Simple
Ayelen Parolin
À partir d’un vocabulaire chorégraphique volontairement restreint, Ayeleen Parolin cherche à se débarrasser de la notion de sérieux dans son travail. Dans SIMPLE, la chorégraphe lance trois interprètes dans un étonnant jeu de rythme et de construction, répétitif, toujours mouvant, sans cesse redistribué, restructuré. Un jeu-labyrinthe dont l’inachevé et le recommencement seraient les règles de base. Un jeu musical… sans musique. Car, dans SIMPLE, Ayeleen Parolin s’est privée d’un de ses principaux partenaires de jeu. Et comme la musique n’est pas au rendez-vous, c’est aux corps qu’elle embarque sur scène de l’inventer, de l’imaginer, de la jouer. Les trois interprètes créent, avec une une complicité manifeste, une danse aux mouvement improbables et inattendus, une sorte de reconnexion au monde de l’enfance, là où tout est (encore) possible. Une pièce épurée et drôle, un souffle nouveau dans la création d'Ayeleen Parolin, qu’elle souhaite plus légère, authentique et qui s’affirme dans le rejet de toute convention.

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NOTE D’INTENTION SIMPLE
« Si je désire aujourd’hui aller vers une forme de simplicité, ce n’est pas pour tendre vers une simplification, mais pour chercher à agir sans prétention, sans calcul, me débarrasser de la notion de sérieux, toucher à quelque chose de l’ordre de l’enfance, une naïveté absolue... Comment interroger la simplicité en utilisant le mouvement comme moteur ? En tentant de prendre l’acte chorégraphique comme un jeu d’enfants ? En travaillant à partir de questions comme la naïveté, l’instinct, l’idiot ? Et comment, à partir de ces éléments-là, ouvrir un espace qui active l’imaginaire et engendre l’inattendu ? Autant de questions qui sous-tendent ce trio, profondément inscrit dans la continuité de WEG (2019). Non seulement parce que ses trois interprètes (Baptiste Cazaux, Piet Defrancq, Daan Jaartsveld) font partie de cette pièce de groupe, mais avant tout parce que son processus est guidé par une même recherche à partir des notions de plaisir et de liberté dans le travail, par une même recherche également en termes d’authenticité, de singularités individuelles. Une nouvelle approche que je voudrais ici approfondir, en assumant davantage la connivence et la communication entre les interprètes, et en privilégiant un certain rapport au jeu et à l’idiot comme impulsions d’écriture d’une danse à la fois pleine de frictions, de métissages inappropriés, de piratages incessants, et d’une légèreté inoffensive, détachée. »
Ayelen Parolin


À propos d'Ayelen Parolin 
« Le plaisir – sinon l’obsession – de travailler le contraste, d’aller où elle n’est pas encore allée ou, plus exactement, de ne pas faire ce qu’elle sait faire – avec la tentation aussi, de ne pas faire ce que l’on attend qu’elle fasse.
Beaucoup de contraires, de contradictions... Pas un esprit de contradiction, mais le goût d’écrire à partir de contradictions.
Un goût pour les extrêmes aussi, pour jouer avec les extrémités, les limites, les frontières. Une insatisfaction également, qui la pousse à poursuivre. Nature et culture ont toujours été pour elle – dans ses tréfonds – une question moteur.
Ce questionnement vient probablement de sa propre "nature", de sa propre histoire familiale : une grand-mère métisse amérindienne ; une origine amérindienne "cachée", "mutine", avec laquelle elle cherche sans doute à se relier, précisément parce que cette origine était tue.
Un silence qui a attisé sa curiosité, son attachement, sa volonté de s’y rapprocher.
Mettre au premier plan "Ayelen", son second prénom – d’origine mapuche –, vient de là. Dès le départ, la question de l’identité, du pluriel disparate de l’identité, et le besoin de ne pas lisser cette pluralité disparate, ont ainsi été au centre de sa démarche. Son premier solo, 25.06.76 (2003), collage de ses expériences chorégraphiques passées, en est la preuve ; un premier pas. Ne pas lisser les choses, ne pas répondre à la logique binaire de notre société occidentale vient alimenter une vision et une réflexion que je rapprocherais volontiers d’une posture queer.
Affronter les clivages, les refuser et, en même temps, les faire se percuter. Chercher à échapper à l’éducation, aux formats, au formatage.
Là encore, non par esprit de contradiction ni pour chercher à être différente d’une quelconque "masse", mais pour être soi, pleinement, avec toutes ses contradictions, ses forces et ses faiblesses.
En rien une démarche individualiste donc, mais le désir de prôner la complexité du soi, pour mieux rendre possible la pluralité d’un nous, ensemble plus ou moins fluide et poreux de "je" résolument polymorphes. Polymorphe, voilà un autre terme qui lui correspond assez bien. La recherche d’une écriture profondément inscrite/écrite dans les corps et dans l’espace, et en même temps volontairement ouverte au présent, à la spontanéité des interprètes – en déployant diverses stratégies pour les engager dans des états de corps littéralement "investis".
En somme, une quête d’absolu... aussi démente qu’utopique. » Olivier Hespel

Voir, écouter et lire

France Culture

Génerique

J’ai perdu mon roman, Laura Tinard - Éditions du Seuil, Collection Fiction & Cie, 2022 • Compositions sonores : Air LQD, ManuelNeyssensas, Héloïse Francesconi • Résidence : Montevideo


 SIMPLE - Pièce pour 3 danseurs • Un projet d'Ayelen Parolin • Créé et interprété par : Baptiste Cazaux, Piet Defrancq et Daan Jaartsveld • Assistante chorégraphique : Julie Bougard • Création lumière : Laurence Halloy • Scénographie et costumes : Marie Szersnovicz • Dramaturgie : Olivier Hespel • Regard extérieur : Alessandro Bernardeschi • Visuels : Cécile Barraud de Lagerie • Costumes : Atelier du Théâtre de Liège • Remerciements : Oren Boneh et Jeanne Colin

Production : RUDA asbl • Coproduction : Charleroi danse, Le Centquatre-Paris, Théâtre de Liège, CCN de Tours, MA Scène nationale – Pays de Montbéliard, Les Brigittines, DC&J Création Soutien & Accueil studio CCN de Tours • Résidences : Charleroi danse, Les Brigittines, Le Gymnase - CDCN Roubaix/Hauts-de-France, Le Centquatre-Paris, MA scène nationale – Pays de Montbéliard • Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de Wallonie-Bruxelles International, du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique et d’Inver Tax Shelter • Ayelen Parolin est accueillie en compagnonnage au Théâtre de Liège (2018-2022) et bénéficie d’un hébergement administratif à Charleroi danse/La Raffinerie • Ayelen Parolin est artiste associée au Théâtre National de Bruxelles à partir de 2022.

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