du vendredi 29 au samedi 30 mai 2026

THÉÂTRE CUISINE

La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi

Floriane Facchini

Floriane Facchini & Cie

© Sébastien Normand
© Sébastien Normand

Présentation


La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi est une épopée culinaire, un acte socio-magique qui retrace l’histoire d’une famille italienne de partisans qui, en 1943, ont cuisiné des pâtes pour tout leur village - ce qui, sous le régime fasciste, était interdit - afin de célébrer la destitution de Mussolini...

Inspirée de faits réels et nourrie d'un travail d'enquête, entre l’Italie et la France, autour des pratiques alimentaires et des enjeux de résistance, cette création de Floriane Facchini, artiste de la Bande, nous invite à nous demander : que serions-nous prêt•es à faire pour la démocratie ? En imaginant une performance entre cuisine et théâtre, Floriane Facchini, nous rappelle que cuisiner est un acte politique et que la nourriture peut devenir, comme le montre l'histoire de la Famille Cervi, un outil de dissidence.

Alors, transformons ensemble nos assiettes en espaces subversifs !


La Pastasciutta antifascita
Un récit pour traiter des enjeux politiques et citoyens actuels dans l'espace public


Le choix de la pasta par les frères Cervi n’est pas anecdotique. Le parti fasciste la détestait pour des raisons culturelles, politiques et économiques. Non seulement, elle représentait l’aliment qui alourdissait le peuple et l’esprit – tel que le présentait l’artiste futuriste Marinetti – mais c’est aussi un symbole pour la politique de Mussolini.

Économiquement, le blé était importé, et le Duce prônait l’autosuffisance. Il faut rappeler également que la pâte n’était pas aussi emblématique qu’aujourd’hui dans la cuisine italienne. Elle a été popularisée par les immigrés napolitains aux États-Unis. Et les États-Unis représentaient l'ennemi du régime. Les frères Cervi en ont fait un symbole de liberté reconquise. À la destitution de Mussolini, ils ont décidé d’en faire un événement festif, à l'encontre de la rage qui sévissait contre le régime. « Faire la pasta » et la servir aux paysan·ne·s, et au reste du village, est devenu un geste poétique et joyeux.


« Dans ma pratique artistique, j'utilise la nourriture et l’acte de manger pour interroger notre relation au territoire. Sont convoqués les liens à la cuisine et donc à l’agriculture, aux êtres vivants qui l’habitent et donc aux paysages et à ceux.lles qui le façonnent et le travaillent. Au sein de mes créations, la nourriture est beaucoup plus qu’une expérience gustative. Elle me permet d'aborder de manière inédite de nombreux sujets comme l’histoire des lieux, les relations et interdépendances aux vivants, le vivre ensemble, le partage de la terre, la gestion de la ressource en eau, la géographie. Je crée des formes performatives, situées et participatives où l’acte de manger permet de s’attacher à un territoire, de raconter des histoires, de les ingérer, de faire corps avec. Ce sont des formats in situ, des recherches-créations, toujours liés à un contexte précis et situés. Toutes mes créations sont à chaque fois directement influencées par la culture, la morphologie et les pratiques des lieux où elles se jouent. Que ce soit dans un village au fin fond de l'Italie, le long de la Loire, ou du Rhône où à Bruxelles. Ma démarche s’inspire de l’ethnographie et se déroule souvent en trois temps : une enquête (de trois mois à deux ans), une restitution finale pour chacun des territoires traversés et une trace graphique, sous forme d’une carte sensible, d’un livre ou de la création.

Ce sont des projets d’équipe, avec des compétences diverses – plasticien.enne.s, scénographe, performeur.euse, créateur.trice sonore, botaniste – et des acteurs locaux du territoire : maraîcher•ères, pêcheuses et pêcheurs, chef·fes de cuisine, chercheuses et chercheurs, habitant•es... Ma démarche est de créer des liens sociaux-poétiques avec, par exemple, un pêcheur, une bergère ou une cueilleuse. »

Floriane Facchini 

Séances et tarifs

Générique

Conception, écriture, mise en scène, jeu et sfoglina : Floriane Facchini • Djette et vidéaste : Charline Thiriet • Musicien : Renaud Vincent • Dramaturgie et regard extérieur : Maria Da Silva • Conception scénographique : Barreau&Charbonnet • Construction et régie générale : Manu David • Créateur·ice lumière : en cours • Collaboration artistique : Johanna Rocard • Collaboration culinaire : Marianna Melis • Designer culinaire : Céline Pelcé • Photographe : Clément Martin • Graphisme : Fred Fivaz • Chargée d’administration et de production : Lorène Bidaud • Chargée de la coordination et du développement : Ninon Bardet


Coproduction : Le Pôle Arts de la Scène – La Friche la Belle de Mai, Marseille • La Garance, Scène nationale de Cavaillon • Le Zef, scène nationale de Marseille • CNAREP Le Citron Jaune • CNAREP Le Parapluie, Aurillac • Le Nest, Centre dramatique national de Thionville • La Scène nationale de l’Essonne • Soutiens : Le Channel, Scène nationale de Calais et les Grandes Tables • Bourlingues & Pacotilles • Sardegna Teatro • Le Théâtre du Loup, Genève • Le Cratère, Scène nationale d’Alès • La Ville de Saint-Julien-en-Genevois • Le Département de la Haute-Savoie • Première : Festival CONFIT ! – mai 2026, La Garance, Scène nationale de Cavaillon • Un grand merci à celles et ceux qui nous accompagnent et nous font confiance dans ce projet.

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