Le 17 mars 2020 à 20h30

Théâtre

Ces filles-là

Anne Courel

Cie Ariadne

Sur un texte d’Evan Placey

© Raphaël Labouré
© Raphaël Labouré
© Raphaël Labouré

Présentation

Des filles grandissent ensemble et se jurent d’être amies pour la vie. Mais quand une photo de Scarlett nue circule dans la sphère des réseaux sociaux, les filles l’évitent, chuchotent et les garçons rigolent. Isolée, harcelée, elle est obligée de changer de lycée mais son histoire la rattrape…

Huit adolescentes, accompagnées de douze comédiennes professionnelles, incarnent avec fougue et vitalité, quatre générations différentes de femmes. Ce chœur, dont les voix s’entremêlent, raconte les rapports complexes entre groupe et individu dans une société hyper connectée où l’image est toute puissante. Avec ces jeunes filles expertes du sujet, la pièce se penche aussi sur les affres de l’adolescence, cet âge où l’on est tiraillé par le désir de plaire et le besoin de trouver sa place…
L’actualité du propos est mise en relief par l’invocation des grandes figures de l’histoire du féminisme à travers les époques, pour former une pièce intergénérationnelle sur l’importance du dialogue. Inspirée d’un fait réel, Ces filles-là est une fable haletante, entrecoupée de chorégraphies sur musiques actuelles. Ces tableaux vivants évoquent la lutte de toutes les femmes, chacune à leur façon quelle que soit leur époque, pour trouver les moyens de sortir de l'immobilisme généré par la loi du plus fort et la dictature de l’images.

Une pièce d’actualité qui secoue la scène et la salle !

NOTE D'INTENTION
« Ces Filles-Là met en jeu avec une formidable énergie les rapports complexes entre le groupe et l’individu. Les personnages y sont saisis en pleine vie dans un monde réel, tragique, sexuel, violent, complexe. Leur itinéraire se construit sans complaisance, facilité ou manichéisme. J’aime la manière dont les héroïnes d’Evan Placey luttent pour trouver les moyens de sortir de l'immobilisme généré par la loi du plus fort, la dictature des images, les règles omniprésentes du groupe. Au-delà de sa réalité concrètement éprouvée par des adolescents, le thème intéresse toutes les générations. À l’heure où l’égo-grégarisme fait rage, la violence de la mise à l’écart est de plus en plus partagée à l’intérieur des cercles professionnels ou privés par tout un chacun.
Evan Placey m’invite à renouveler mes formes de pensée, à avancer dans ma recherche d’un théâtre où les ados peuvent se retrouver, en travaillant sur la matière que constitue leur réalité quotidienne, sans démagogie, tout en ouvrant le dialogue intergénérationnel.
La pièce est un chœur écrit pour 20 voix qui propose un rapport inventif à la langue, à la musique actuelle, une place importante donnée aux images qui interagissent avec la fable. J’ai choisi de mettre en scène ce texte avec toute la puissance que crée la présence de 20 corps au plateau. Parmi elles, 8 adolescentes partagent la scène avec les professionnelles. Expertes du sujet, en osmose avec les comédiennes, emplies dans le secret de leur corps de la violence du silence de la majorité sur lequel repose le cyber-harcèlement, elles nous ont beaucoup apporté. Le mode de présence des ados parmi les comédiennes crée des liens singuliers avec les spectateurs, de confiance, de respect, de partage en humanité et génère sur scène une fragilité bénéfique. L’ensemble questionne, nourrit, secoue la scène et la salle. »
Anne Courel


BIOGRAPHIE
Anne Courel crée la Compagnie Ariadne à Lyon il y a plus de 20 ans pour défendre le théâtre contemporain et travailler en lien étroit avec des auteurs. De 1993 à 2003 elle est invitée à travailler en résidence au Théâtre de Bourg-en-Bresse. Elle y créée notamment : un texte d’Elfriede Jelinek, Les Sincères de Marivaux, des pièces de Tabori ou Boulgakov. La Compagnie passe de nombreuses commandes à des auteur-trice-s et mène des actions autour des écritures contemporaines jusqu’à la création en 1998 de la Maison du Théâtre à Jasseron et sa théâtrothèque. Elle quitte l’Ain pour tourner ses spectacles, en particulier La java des déjetés d’Eugène Durif et Le collier d’Hélènede Carole Fréchette.
De 2005 à 2010, elle s’installe dans le Nord-Isère en résidence au Théâtre Jean Vilar de Bourgoin-Jalllieu. Elle y mène un projet de territoire d’où naîtra - entre autres - Alice pour le moment, commande à Sylvain Levey. Elle met en scène la pièce au TNG-CDN de Lyon en janvier 2010 Anne Courel est nommée à la direction du Théâtre Théo Argence de St Priest (69) en 2010. En 4 ans, elle y développe la « Fabrique de Théâtre », un vaste projet de sensibilisation aux écritures contemporaines alliant création, action culturelle et implication des habitants dans des processus de création avec de nombreux artistes et auteurs.
Depuis 2015, la compagnie développe un travail autour de l’axe « théâtre et adolescents ». Elle a mis en place avec l’association Postures, Roulez Jeunesse - Réseau théâtre/ados. Elle initie de nombreux projets qui mettent en lien direct des auteurs et des jeunes, un laboratoire de recherche et création Le Lab’Ados en coopération avec le Théâtre le Clou (Québec) et l’Isolat (Belgique), une plateforme numérique.
Elle vient de créer deux pièces d’Evan Placey et s‘apprête à co-mettre en scène une pièce commandée à Karin Serres avec Benoit Vermeulen.

Voir, écouter et lire

30 janvier 2017

L’Alsace

Une belle osmose, une partition chorale rythmée, des répliques percutantes. Ces Filles-Là vise juste.

Frédérique Meichler

9 février 2017

Le Dauphiné Libéré

Ces Filles-Là est aussi une réflexion sur le féminisme et ce qu’il en reste.

Caroline Dudziak

19 mars 2018

Sceneweb

Le texte est simple, juste. Il montre comment réalité et virtualité peuvent s’enchevêtrer, comment une simple image peut impacter la vie de tout un groupe, parfois jusqu’au pire.

Séances et tarifs

Autour du spectacle

Mercredi 17 mars 2020

Théâtre

Rencontre à l'issue de la représentation

Génerique

Création : compagnie Ariadne • Mise en scène : Anne Courel • Texte : Evan Placey traduit par Adélaïde Pralon • Avec : Maïanne Barthès, Claire Cathy, Sophia Chebchoub, Héléna Delannoy, Léonie Kerckaert, Charlotte Ligneau, Audrey Lopez, Solenn Louër, Marie-Cécile Ouakil, Manon Payelleville, Noémie Rimbert, Elsa Thu-Lan Rocher, Bérengère Sigoure • Dans le cadre des missions d’éducation artistique et culturelle du théâtre, 8 adolescentes participent aux représentations de « Ces Filles-là » • Assistant-e-s à la mise en scène : Marijke Bedleem et Benoît Peillon • Scénographie : Stéphanie Mathieu • Costumes : Cara Ben Assayag et Claude Murgia • Création lumières et vidéo : Guislaine Rigollet • Création et régie univers sonore : Clément Hubert • Régie lumière : Quentin Leblevec • Régie générale : Justine Nahon • Cheffe de choeur : Audrey Pevrier • Chorégraphie : Sylvie Guillermin • Images : Jean-Camille Goimard


Coproductions : Le Grand Angle - Scène Rhône-Alpes Voiron, Le Grand R, Scène nationale La Roche-sur-Yon / MOMIX Festival international jeune public à Kingersheim en partenariat avec le CREA, Ville de Cournon d’Auvergne-La Coloc’ de la Culture, La Maison des Arts du Léman. • Avec l'aide à la création du Conseil départemental de l'Isère, l’aide à la création de la SPEDIDAM et l’aide à la production du CNC-DICRéAM. • La pièce a obtenu l’aide à la création d’ARTCENA. • L’auteur est représenté par The Agency (London) • Girls Like That a d’abord été représenté au Birmingham Repertory Theatre (12 juillet 2013), au Theatre Royal Plymouth (14 août 2013) puis au West Yorkshire Playhouse (18 juillet 2013). • La Compagnie Ariadne est conventionnée par la DRAC et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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