du 31 mars au 01 avril 2020

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La mécanique du hasard

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Olivier Letellier - Cie Théâtre du Phare

d’après le roman Le Passage de Louis Sachar

© Christophe Raynaud de Lage
© Christophe Raynaud de Lage
© Christophe Raynaud de Lage

Présentation

Déjà accueilli à deux reprises sur le plateau du Merlan, Olivier Letellier revient avec une adaptation brillante pour jeune public. Une proposition aussi moderne qu’intelligente.

Stanley Yelnats a le sentiment d’être maudit. Il est vrai qu’il a le chic pour se retrouver "au mauvais endroit au mauvais moment". Résultat : il creuse des trous, tous les jours, dans un camp de redressement pour adolescents au milieu du désert Texan.

Sur le chemin, une collection de baskets puantes, des lézards mortels, un trésor enfoui dans le désert et une montagne sacrée. Les trajectoires se lient et se délient à mesure que cette aventure drôle et sombre, servie par une mise en scène limpide, se déroule à un rythme haletant. Le spectacle est porté par la performance captivante des deux comédiens, tour à tour narrateurs et personnages. Sur le plateau de bois, leurs corps circulent autour d’un frigo rouillé et bondissent d’un rôle à l’autre. Une galerie de personnages insolites se dévoile alors qu’ils incarnent à merveille une héroïne de western, une vieille sorcière gitane, un marchand d’oignons, un jeune détenu tyrannique, et tant d’autres.

Une histoire d’ado, entre quête initiatique et récit d’aventures ; une réflexion judicieuse sur le fatalisme et l’acceptation des différences.

NOTE D’INTENTION :
« Texte foisonnant, rempli de symboles, farci d’humour et truffé de clins d’œil, Holes- Le passage en version française - roman américain de Louis Sachar paru en 1992, est un texte initiatique, un récit d’aventures, une histoire à tiroirs. Le héros, ou plutôt l’anti- héros, Stanley Yelnats, devra parcourir un immense trajet, dans le temps, dans l’espace, pour arriver à devenir enfin ce qu’il a toujours été.  

Stanley Yelnats, ça se lit dans les deux sens, comme une histoire en boucle qui illustre l’impérieuse nécessité de remonter aux origines pour comprendre, voire modifier le présent. Comme un miroir, cette histoire nous renvoie chacun à nos propres expériences, à nos héritages, ceux que l’on subit et ceux que l’on choisit, et à l’invitation qui nous est faite de briser le cercle vicieux de la fatalité.

Si le texte de Louis Sachar nous rappelle que chacun doit accepter d’affronter ses propres peurs, ses propres démons, pour prendre en main son destin ; il nous révèle aussi que ce sont les rencontres, la capacité d’ouverture, les amitiés qui permettent de traverser les épreuves et de se sortir du trou. Au travers de l’histoire se posent aussi quelques problématiques sociétales d’une féroce actualité : racisme, pauvreté, traitement de la délinquance, rapport de domination, entre autres.
 
Il m’est apparu terriblement excitant de raconter ce roman sous la forme d’un récit. Le comédien et la comédienne prendront, parfois ensemble, parfois seuls, le soin de nous conter les aventures de Staley Yelnats au camp du Lac Vert. Nous nous faufilerons dans les tiroirs cachés du texte, nous plongerons dans l’ambiance du far-west, nous humerons ensemble les parfums des oignons qui poussent non loin de la rivière qui coule à l’envers.
 
En multipliant les récits, en dédoublant les points de vue dans le temps ou dans l’espace, les deux conteurs nous emmèneront d’une étape à l’autre, d’une époque à l’autre, tissant avec les spectateurs les liens invisibles d’une même histoire. C’est cette double complicité, entre eux et avec le public, qui viendra nourrir l’imaginaire des spectateurs. Avec eux, nous ressentirons la soif qui assèche la gorge, la chaleur qui brûle la peau, les ampoules qui creusent les mains, la sueur qui perle, la peur qui tétanise les muscles.
 
Nous partirons d’un espace volontairement dénudé d’où tout peut surgir : objets signifiant sou matières symboliques. Une machine à jouer, sobre, un support aux imaginaires plus qu’une illustration des lieux. Différents niveaux pour évoquer les relations entre les personnages, différents espaces pour signifier diverses temporalités,
 
Comme les lieux, les personnages ne seront pas incarnés, ils seront sobrement esquissés, laissant ainsi la part belle au jeu des comédiens pour que les corps et les mots dessinent des images mentales pour que chaque spectateur s’approprie ainsi le récit.
 
Au fil des mots et des sons, dans la lumière du désert, nous avancerons ensemble, avec Stanley Yelnats et chercherons à comprendre ce qui, dans  la  petite mécanique de nos vies, relève du hasard ou du destin. »
Olivier Letellier


BIOGRAPHIE : 
Formé à l’école Jacques Lecoq, il se met en scène en 2004 dans son premier spectacle L’Homme de fer. Il crée et interprète en 2007 La Mort du roi Tsongor d’après le roman de Laurent Gaudé.
En 2009 il monte Oh Boy ! et obtient le Molière du Spectacle Jeune Public 2010. En 2011 il met en scène Venavi, de Rodrigue Norman pour la biennale Odyssées en Yvelines et crée la même année La Scaphandrière, écrit par Daniel Danis. En 2013 nait sa création Un Chien dans la tête, de Stéphane Jaubertie.
En 2014, il initie le projet écritures de plateau à destination des publics jeunes, avec des laboratoires menés au Théâtre national de Chaillot, au Fracas – CDN de Montluçon et au Centre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne. Dans le cadre de ce grand projet, trois solos sont créés en 2015-2016 : Maintenant que je sais de Catherine Verlaguet, Je ne veux plus de Magali Mougel et Me taire de Sylvain Levey. Sa création, La nuit où le jour s’est levé, co-écrite au plateau avec les trois auteurs, est présentée par le Théâtre National de Chaillot hors-les-murs au Théâtre des Abbesses novembre 2016. Il met en scène l’opéra Kalila wa Dimna, de Moneim Adwan, une commande du festival d’Aix-en-Provence.
En 2017, il adapte son spectacle Oh Boy ! (toujours en tournée en France) pour la création d’une version anglophone à New York. Olivier Letellier est artiste associé au Théâtre National de Chaillot de septembre 2015 à juin 2017. Depuis septembre 2018, il est associé au Théâtre de la Ville-Paris, au Grand T-Théâtre de Loire Atlantique-Nantes. Enfin, le Théâtre du Phare est en résidence de territoires à Fontenay-sous-Bois.
En 2018, il crée la Mécanique du Hasard, adaptation de Catherine Verlaguet d’un roman de Louis Sachar.
Un furieux désir de bonheur, création mise en scène par Olivier Letellier avec les écritures de Catherine Verlaguet, Sylvère Lamotte, Mikael Plunian et Sébastien Revel, sera créée à l’automne 2019 au Grand T à Nantes.

Voir, écouter et lire

Novembre 2018

La Petite Revue

L’émotion naît d’un travail corporel très maîtrisé qui crée des images fortes. (...) Un spectacle ambitieux, original et séduisant.

7 novembre 2018

Sceneweb

Une puissante histoire d’amitié entre ados sur fond de légende héréditaire.

09 novembre 2018

Le Figaro

La Mécanique du hasard, un magnifique conte initiatique et sauvage

Séances et tarifs

Autour du spectacle

Mardi 31 mars 2020

Théâtre

Rencontre à l'issue de la représentation

Génerique

D’après le roman de Louis Sachar / Le Passage • Adaptation : Catherine Verlaguet • Mise en scène : Olivier Letellier • Interprétation : Fiona chauvin et Guilllaume Fafiotte • Assistanat : Jonathan Salmon et Valia Beauvieux • Créations lumières : Sebastien Revel • Créations sonores : Antoine Prost • Scénographie et régie générale de tournée : Colas Reydellet • Costumes : Nadia Léon


Coproduction : Théâtre de la Ville – Paris, Le Strapontin (Pont-Scorff), Théâtre de Chevilly-Larue, Tangram Scène Nationale d’Evreux, Théâtre du Champs au Roy (Guingamp) • Soutiens : Les Bords de Scènes (Ablon), Fontenay-en-Scènes (Fontenay-sous-Bois), Les Tréteaux de France – CDN d’Aubervilliers, Le Grand T – Théâtre de Loire Atlantique (Nantes), Centre culturel d’Avranches