Le mardi 26 mai 2026 à 18h30

EXPO

Terres & Résistances

Céline Croze, Jonas Wibaux & Alain Willaume

Tendance Floue

Mala Madre © Céline Croze
© Alain Willaume
© Jonas Wibaux

Présentation

Céline Croze, Jonas Wibaux et Alain Willaume, trois membres du collectif Tendance Floue, sont invité•es à investir les murs du ZEF par la photographe et collaboratrice du ZEF Yohanne Lamoulère. Un vernissage, trois regards, trois territoires (Venezuela, Afrique du Sud, France) et autant de manières de faire exister la photographie comme l’expression d’une utopie possible, en résonance avec les Terres & Résistances qui traversent notre monde...

Relier les lieux à celles et ceux qui les habitent, documenter l’intime et le quotidien, alerter sur la violence et la fragilité du monde… Sur les murs, deux générations dialoguent. L’une photographie l’état du monde en se libérant des cadres de l'objectivisme, l’autre collecte les traces des luttes, dans des paysages où le vivant semble parfois s’être effacé. Au sein d’une même exposition se côtoient des habitant•es pris•es au piège d’une terre dévastée, des existences laissées en marge, d’autres qui oeuvrent à rendre la Terre plus désirable, se battent pour un avenir vivable...

Trois écritures photographiques en rupture avec les récits dominants qui nous transmettent leurs révoltes et leurs espoirs.


« Je suis entrée chez Tendance Floue en 2018. L’intronisation s’est faite par une traversée à pieds dans le cadre du projet Azimut et j’ai eu l’impression de marcher avec seize paires de pattes dès le début. Alain Willaume m’avait prévenu : « sans le groupe, j’aurais arrêté de photographier ». On ne sait pas ce qui fait encore marcher ce collectif organique et utopiste. L’époque triste voudrait que ce type de formule flanche - mais plus vigoureux encore, l’énergumène se dote de dix paires de pieds supplémentaires en 2025. Céline Croze et Jonas Wibaux font partie de ceux-là : les nouveaux. Je suis fière de présenter au ZEF une partie de ma famille, qui surpasse un partage de notions photographiques - Tendance est une machine politique, une certaine vision du monde. On dit de ma génération de photographes qu’elle était post-humaniste, nous photographiions l’état du monde sans barrières objectivistes, sillonnions la planète sans regrets. La nouvelle génération est post-post humaniste. Images de luttes où le vivant peut ne même plus être en présence - et c’est cet état, celui d’après, que nous tentons encore d’exposer. »

Yohanne Lamoulère

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