Le mardi 12 janvier 2027 à 20h

THÉÂTRE

Bientôt le jour

Julie Bertin

Le Birgit Ensemble

© Julia Pure

Présentation

Qu’est-ce qui pousse une personne à changer de vie, à bifurquer, d’un instant à l’autre ? Certainement un séisme intime, un acte irrépressible qui rompt avec une situation devenue insupportable. Peut-être un soulèvement personnel, violent, arraché à la vie d’avant pour constituer l’acte fondateur de celle à venir. L’autrice et metteuse en scène Julie Bertin affectionne les mémoires individuelle et collective, les archives et l’Histoire récente. Elle est allée à la rencontre d’une centaine de personnes ayant vécu un bouleversement intérieur, en France ou ailleurs.

De cette (en)quête, Julie Bertin a conservé pour sa création les récits de sept femmes et hommes de nationalité différente – ceux de Maxime, français de 17 ans, Eduardo, espagnol de 91 ans, ou encore de Michelle, indienne de 32 ans. Un métissage de sept soulèvements dont les récits portés par autant de comédien·nes se déploient par fragments, parfois se mêlent.

Répandue sur le sol, de la terre, et tendue dans le fond, une pièce de coton. Ce dispositif scénique simple évolue au gré des paroles, des souvenirs et des lieux. La danse s’en mêle quand les mots viennent à manquer ou quand l’émotion déborde. Des tableaux vivants, reliés par un lien invisible, se jouent sur un même territoire fictif, mais plein de promesses...


À L’ORIGINE DE L’ÉCRITURE : LES RENCONTRES

« L’écriture de cette nouvelle pièce prend comme point de départ les rencontres que j’ai faites pendant un an en France et à l’étranger. Je suis allée au-devant de personnes qui ont fait l'expérience intime d’un soulèvement. Autrement dit, des personnes qui se sont subitement arrachées au quotidien qui était le leur et qui ont transformé leur monde. Avec cette nouvelle pièce, je ne cherche pas à faire entendre des récits spectaculaires, déjà médiatisés, mais bien plutôt des utopies du quotidien, des soulèvements discrets, parfois silenciés, qui se sont réalisés dans l’intimité d’une cuisine ou d’une salle à manger. En somme, les soulèvements exceptionnels de personnes ordinaires.

Parce que la notion de soulèvement implique un élan de liberté, une échappée vers l’inconnu, il me fallait opérer un déplacement, littéralement. Il fallait que j’aille au-devant de l’autre, que je déborde de mes propres frontières, que j’arpente différents paysages et que je me retrouve en territoire étranger. En écoutant ces personnes, je me demande sans cesse quelles sont les forces qui les ont conduites, soudainement, à se soulever ? Est-ce un bouillonnement qui a oeuvré de manière souterraine et qui a fini par surgir brutalement ? Ou bien est-ce un élan inattendu ? C’est en tout cas ce moment charnière qui m’intéresse. Cet instant où la vie d’un individu bascule.

Dans son essai Désirer désobéir, Georges Didi-Huberman décrit de manière passionnante comment le soulèvement est « un geste sans fin », dont la réussite n’est pas prévisible. De cette tentative naîtra peutêtre une rébellion, voire une révolution, ou peut-être rien. [...] »

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BIOGRAPHIE
Après des études de philosophie, Julie Bertin entre à l’école du Studio d’Asnières, puis intègre le Conservatoire national supérieur d’Art dramatique. En parallèle de son travail au sein du Birgit Ensemble, Julie Bertin collabore régulièrement avec d’autres artistes. En 2018, elle met en scène Léa Girardet dans Le syndrome du banc de touche. En 2019, elle crée Dracula, un opéra jazz jeune public, avec l’Orchestre National de Jazz, composé par Frédéric Maurin et Grégoire Letouvet. En 2022, elle met en scène Libre arbitre, une pièce co-écrite avec Léa Girardet qui s’inspire du parcours de l’athlète sud-africaine Caster Semenya.

Séances et tarifs

Générique

Conception, écriture et mise en scène : Julie Bertin / Le Birgit Ensemble • Dramaturgie : Guillaume Clayssen et Lucas Samain • Avec : Caroline Arrouas, Fareen Aslam, Heza Botto, Robin Causse, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Gaia Singer • Scénographie : James Brandily assisté de Céane Jelsch • Lumières : Jérémie Papin assisté de Théo Le Menthéour • Son : Lucas Lelièvre • Costumes : Pauline Kieffer • Chorégraphie : Lucía García Pullés • Régie générale et plateau Marco Benigno • Régie lumière : Théo Le Menthéour • Administration, production : Manon Cardineau, Iris, Cottu, Colin Pitrat – Les Indépendances • Diffusion Florence Bourgeon – Les Indépendances 


Production : Le Birgit Ensemble • Coproductions : Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis ; Théâtre La Passerelle – Scène nationale de Gap ; Théâtre+Cinéma – Scène nationale de Narbonne ; Le Bateau Feu - Scène nationale de Dunkerque ; Le Grand R - Scène nationale La Roche-sur-Yon ; MAC - Maison des Arts de Créteil Scène nationale • Résidences : Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis ; Théâtre+Cinéma – Scène nationale de Narbonne ; Théâtre La Passerelle – Scène nationale de Gap ; Le Moulin du Roc – Scène nationale de Niort ; MAC - Maison des Arts de Créteil Scène nationale • Avec le soutien de La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon - Centre national des écritures du spectacle • La compagnie Le Birgit Ensemble est conventionnée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France et le Conseil départemental du Val-de-Marne • Julie Bertin et Jade Herbulot sont artistes associées au Théâtre Gérard Philipe – Centre Dramatique National de Saint-Denis, et à La Passerelle – Scène nationale de Gap. 

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