Le 17 mai 2022 à 20h30

Danse

Chronic(s) #2

Hamid Ben Mahi & Michel Schweizer

Hors Série

LOU

Mickaël Phelippeau

bi-portrait

Chronic(s) #2 - © Pierre Planchenault
Chronic(s) #2 - © Pierre Planchenault
Chronic(s) #2 - © Pierre Planchenault
© Patrick Cockpit - Hans Lucas
© Patrick Cockpit - Hans Lucas
© Sébastien Andreani
© Sébastien Andreani

Présentation

Entre récits personnels parlés et histoires dansées, Hamid Ben Mahi et Lou Cantor se racontent sur scène : du breakdance au baroque, deux solos autobiographiques au coeur de cette double soirée.

Chronic(s) #2
La collaboration entre Michel Schweizer et Hamid Ben Mahi sur le premier opus de Chronic(s) donnait le ton quant à un nouveau genre chorégraphique. En 2001, ce solo éveille les consciences avec un autoportrait où s’entremêlaient passages dansés et récits de vie. Vingt ans après avoir créé ce solo inclassable, ils décident de poursuivre ensemble l’écriture d’un deuxième chapitre. Il s’agit d’un pas de côté dans la trajectoire personnelle et sociale d’un artiste chorégraphique en capacité de se retourner et de commenter ce qui l’a conduit jusque-là. C’est aussi l’occasion pour les deux artistes de montrer combien les crises ont redéfini notablement l’état de notre humanité. Avec Chronic(s) 2, on embarque dans une épopée autobiographique où questionnements, anecdotes de vie et danse se côtoient et interrogent à nouveau l’identité du danseur.

+
LOU
Baroque, le portrait dansé qui suit l'est sans conteste. Fille de Béatrice Massin, l’une des plus grandes spécialistes de la danse baroque en France, Lou Cantor interprète son propre rôle, chorégraphié par Mickaël Phelippeau. Un solo explosif autour de la vie et des passions de la jeune femme. En tenue décontractée de répétition comme en habit pigeonnant et corseté, Lou Cantor déploie une énergie folle et communicative !


Chronic(s) #2
NOTE D'INTENTION
« Depuis la création de ce solo en 2001, ma vie personnelle et professionnelle a beaucoup évoluée… Le monde de la danse aussi. Aurions-nous un jour imaginé que le breakdance deviendrait une discipline aux jeux Olympiques ? Avec CHRONIC(S) 2, j’entreprends un nouveau voyage autobiographique fait d’anecdotes de vie mais aussi de questionnements sur le monde qui m’entoure, de réflexions sur la danse sous l’oeil aiguisé de Michel Schweizer. »
Hamid Ben Mahi


BIOGRAPHIE
Dans les années 80, Hamid Ben Mahi découvre la danse hip-hop qu’il commence à pratiquer en autodidacte.
Après des études au Conservatoire de Bordeaux, sa curiosité à s’ouvrir sur d’autres techniques, sa nécessité à constamment aller vers l’autre, ses multiples rencontres et collaborations artistiques, son ouverture permanente sur le monde et sur toutes les danses, l’amènent à écrire une nouvelle gestuelle hip hop contemporaine.
Lauréat d’une bourse du Ministère de la Culture et de la Communication ainsi que de la bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, il intègre l’École Supérieure de Danse de Cannes Rosella Higthower et celle d’Alvin Ailey à New-York.
En 2000, il fonde la compagnie Hors Série. À la suite de sa rencontre avec le chorégraphe Michel Schweizer, avec lequel il crée le solo Chronic(s), il entreprend un processus de recherche qui consiste à questionner l’identité du danseur, souvent par le biais de sa propre histoire, et emmène la danse hip hop, au fil de ses créations, sur des chemins nouveaux. De cette urgence d’exprimer l’identité profonde de l’individu et son vécu, naissent des pièces à la fois sensibles et graves, poétiques et émouvantes, empreintes d’humilité et volontairement accessibles à tout un chacun.
Il construit ses pièces comme un cri, comme une urgence de dire et de mettre en lumière les histoires d’hommes et de femmes qui évoluent sur l’espace scénique.
Chacune de ses créations est une étape nouvelle vers cette quête d’une vérité intime, qui vise à pousser le corps dans ses retranchements, et à faire tomber les barrières pour qu’apparaissent l’authenticité et la sincérité des danseurs. La relation avec le public y est omniprésente.
Son travail sur le mouvement et le texte, qui alimente sa formation et ses créations, l’entraîne à privilégier une réflexion sur le sens de la danse et de la prise de parole sur un plateau.
Toujours dans le souhait de faire disparaître les cloisons, les frontières et de faire taire les clichés, il crée régulièrement des passerelles artistiques à l’occasion de performances, dans l’idée de faire émerger derrière chaque rencontre improbable, une nouvelle aventure artistique.


Lou
NOTE D'INTENTION
Pour l’ouverture de la Fabrique des Écritures Baroques et 25 ans après la création de Fêtes galantes, Béatrice Massin, entre autres spécialiste et chorégraphe en danse baroque, me propose de faire un portrait chorégraphique de Lou Cantor, interprète qui accompagne son travail depuis plusieurs années. J’ai alors déjà eu l’occasion de voir celle-ci danser. Nous nous sommes déjà croisés mais j’ignore quasi tout de son parcours. Il y a également une filiation entre Béatrice Massin et Lou Cantor qui me semble être un élément central.

J’ai le désir d’aborder avec Lou et à travers le répertoire qu’elle a traversé, son expérience de corps, son rapport au mouvement et à l’héritage, à travers ses mots, non pas ce que serait une histoire de la danse baroque mais bien son histoire, avec toute la subjectivité que cela implique.
Mickaël Phelippeau


BIOGRAPHIE
Après une formation en arts plastiques et un parcours d’interprète dans quelques compagnies de danse, Mickaël Phelippeau suit la formation ex.e.r.ce au Centre chorégraphique national de Montpellier. Il travaille avec de nombreux chorégraphes parmi lesquels Mathilde Monnier, Alain Buffard et Daniel Larrieu. De 2001 à 2008, il travaille avec quatre autres artistes au sein du Clubdes5, collectif de danseurs-interprètes. Mickaël Phelippeau développe ses projets chorégraphiques depuis 1999. En parallèle, il poursuit une démarche à géométrie variable, convoquant différents champs et média et s’inscrivant dans des contextes divers. Depuis 2003, il axe principalement ses recherches autour de la démarche bi-portrait, prétexte à la rencontre. En 2008, il crée la pièce chorégraphique bi-portrait Jean-Yves puis bi-portrait Yves C. qui sont l’occasion de poser la question de l’altérité sous forme de portraits croisés, le premier avec Jean-Yves Robert, curé de Bègles, le second avec Yves Calvez, chorégraphe d’un cercle de danse traditionnelle bretonne. En 2010, il crée Round Round Round (film dans lequel a lieu une fête de village mais sans fête ni village) ; en 2011 Numéro d’objet (quatuor de femmes interprètes depuis les années 80 pour lesquelles la question de la carrière et de la génération est à présent une donne incontournable) et The Yellow Project ; en 2012 Sueños (duo de et avec la chanteuse Elli Medeiros) et Chorus (pièce pour 24 choristes) ; en 2013 enjoy the silence (duo de et avec l’auteur Célia Houdart) ; en 2014 Pour Ethan (solo pour l’adolescent Ethan Cabon) et Set-Up (pièce pour 4 danseurs, 4 musiciens et 1 régisseuse lumière) ; en 2015 Llámame Lola (solo pour l’artiste chorégraphique Lola Rubio) et Avec Anastasia (solo pour l’adolescente Anastasia Moussier) ; en 2016 Membre fantôme avec le sonneur de cornemuse Erwan Keravec dans le cadre des sujets à vifs du Festival d’Avignon ; en 2017, Footballeuses (avec dix femmes pratiquant le football), Mit Daudi (avec Daudi Simba, sur une commande du Theater Freiburg) et Soli (avec le ténor Renaud Mascret) ; en 2018, Ben & Luc (duo pour deux danseurs burkinabè) et Lou (solo pour la danseuse Lou Cantor) ; en 2019, Juste Heddy (solo pour un jeune homme ayant grandi dans les quartiers Nord de Marseille). Sa dernière pièce, De Françoise à Alice, a été créée en huis clos aux Quinconces et l’Espal, Scène nationale du Mans en novembre 2020. Il mène également des projets parallèles tels que des expositions ou les Portraits Fantômes qui sont l’occasion d’investir trois logements en l’absence de leurs habitant·e·s. Depuis 2010, Mickaël Phelippeau est directeur artistique de la manifestation À DOMICILE à Guissény en Bretagne (prenant la suite du chorégraphe Alain Michard) où il invite des chorégraphes en résidence à travailler avec les habitants de ce village. Il a été artiste associé au Quartz scène nationale de Brest (2011- 2014) et au théâtre de Brétigny - scène conventionnée (2012 - 2016), à L’échangeur - CDCN Hauts-de-France (2016 - 2018) ; en résidence au Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France dans le cadre de « Territoire(s) de la danse » (2016) ; artiste complice du ZEF - scène nationale de Marseille (2016 - 2019) ; artiste compagnon au CCN de Caen en Normandie (2016 - 2019). Actuellement, bi-p association est en résidence à l’Espace 1789, scène conventionnée danse de Saint-Ouen, avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis. Mickaël Phelippeau est membre du Grand Ensemble de la Scène Nationale du Mans, Les Quinconces et l’Espal. Mickaël Phelippeau est un des artistes complices de La Filature - Scène nationale de Mulhouse.

Voir, écouter et lire

Février 2021

Chronic(s) 2 - Toutelaculture

À l’incomplétude de nos vies Ben Mahi offre la perfection de son geste.

David Rofé-Sarfati

23 juin 2021

Chronic(s) 2 - Rue89 Bordeaux

Cet autoportrait se reflète dans une humanité en lutte avec ses propres crises. Chronic(s) 2 devient alors une lecture sans concessions d’une société à débordement continu.

Walid Salem

Lou - Danser canal historique

Délicieuse, pleine de fraicheur et de spontanéité, Lou Cantor qui est aussi une excellente danseuse et comédienne, propose un opus gracieux et exquis.

23 juin 2019

Lou - La terrasse

Quand une interprète emblématique rencontre le chorégraphe iconoclaste Mickaël Phelippeau, c’est l’occasion d’aller plus loin dans son expérience du corps et dans son histoire.

Séances et tarifs

Génerique

Chronic(s) #2 - Direction artistique, conception, chorégraphie et mise en scène : Hamid Ben Mahi et Michel Schweizer • Interprètation : Hamid Ben Mahi • Création lumière : Antoine Auger • Environnement sonore : Nicolas Barillot et Sébastien Lamy • Photographies : Pierre Wetzel, Ludovic Alussi, l’Oeil de Ken et Nicolas Moulin

Production : Compagnie Hors Série • Coproduction : La Manufacture – Centre de Développement Chorégraphique National Nouvelle-Aquitaine Bordeaux - La Rochelle ; Théâtre la passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud ; La Scène Nationale Carré-Colonnes, Bordeaux Métropole ; Ce projet bénéficie du Fonds d’Aide à la Création de la Ville de Bordeaux • Accueil en résidence : La Manufacture CDCN Bordeaux – La Rochelle ; La Méca, Scène nationale Carré-Colonnes, Bordeaux Métropole ; Théâtre la passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud • Avec le soutien de l’OARA • La Compagnie Hors Série a bénéficié du prêt du studio du Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée d’intérêt national Art et création – Danse de Tremblay-en-France


Lou - Pièce chorégraphique de : Mickaël Phelippeau • Interprétation : Lou Cantor • Musiques : Lully - extraits des Folies d’Espagne ; Lully - Air pour Madame la Dauphine ; Rachmaninov - extraits de Folia variations sur un thème de Corelli • Lumières et scénographie : Abigail Fowler • Costumes : Clémentine Monsaingeon • Assistant lumières & régie générale : Thierry Charlier 

Production déléguée : Fêtes galantes • Coproduction : bi-p association, Théâtre Paul Éluard, Bezons dans le cadre de la résidence artistique de Fêtes galantes 2017-2018 • En partenariat avec le POC d’Alfortville • Avec le soutien du : Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne – La Briqueterie • Avec l’aide à la création du Conseil Départemental du Val-de-Marne • Remerciements : bi-p association / Mickaël Phelippeau ; 
Philippe Cantor