LA GUERRE DES BOUTONS
Gilles Cailleau
Qu'on ait vu le film ou lu le livre, La Guerre des boutons nous appartient à tous, adultes et enfants, nous amuse et nous interroge également. Si l'expression "tomber dans le domaine public" a un sens, c'est pour cette œuvre-ci.
Aux grands, elle rappelle le paradis perdu de l'enfance, aux petits, elle ouvre des continents de liberté. À ceux des villes, elle donne des envies de terrain vague, à ceux des champs, elle donne la fierté d'être "du pays". La violence y côtoie l'innocence, c'est rassurant et terrifiant en même temps. C'est la vie. Et comme Rabelais, Louis Pergaud nous en parle avec sa parole gourmande.
C'est la guerre… des boutons, peut-être, mais quand même la guerre. Des coups, des injures, des blessures, des humiliations. La Guerre des Boutons, c'est la genèse de la vraie guerre. C'est l'histoire d'une bêtise qui pourrait devenir grave.
C'est un roman qui nous invite joyeusement à être sage : Et si les guerres qui gangrènent le monde n'étaient que des jeux de mômes qui ont mal tourné ?
