Le jeudi 08 avril 2027 à 20h
Présentation
Pour sept interprètes, Aina Alegre imagine un flamenco déconstruit et réinventé, faisant de Carmen Amaya une présence légendaire, une matière vivante au cœur d’une pièce sensible et fougueuse, où l’héritage se transmet comme un souffle en mouvement.
À l’image de la liberté et de l’audace avec lesquelles la célèbre danseuse a marqué l’histoire du flamenco, la chorégraphe Aina Alegre s’affranchit de toute imitation pour en réinventer l’intensité. Les interprètes se saisissent de ce souffle émancipateur et inventent leur propre danse en composant des gestes hybrides aux sons des percussions jouées en direct, dans une énergie éclatante et collective. Solos, duos et scènes de groupe s’enchaînent dans un mouvement continu où les corps s’élancent avec ardeur, se projettent dans l’espace et s’abandonnent à une course effrénée de pas, de tours et de sauts. Le dialogue entre danse et musique donne naissance à une fête dans laquelle le mouvement devient battement, respiration, allégresse...
L’esprit frondeur et la puissance de Carmen Amaya trouvent ici une relève bien vivante. La force du passé électrise les corps d’aujourd’hui. FUGACES s’impose comme une célébration intense et contemporaine d’un flamenco résolument moderne, qui ne cite pas son matrimoine, mais le transcende.
NOTE D'INTENTION
« FUGACES est une sorte de déclaration d’amour à Carmen Amaya (1918), bailaora, actrice et chanteuse dont l’énergie créatrice et l’histoire me hantent. Une pièce qui invoque cette figure à travers une libre interprétation. Cette artiste battante, entrepreneuse et autodidacte apprend le flamenco dès son jeune âge sur la plage de l’ancien quartier gitan de Barcelone, el Somosrostro. Elle a eu un parcours hétéroclite : du quartier gitan de Barcelone à Hollywood, de l’exposition univer-selle à la Maison Blanche, du flamenco traditionnel à la mise en scène du Boléro de Ravel… Malgré une riche carrière artistique et bien qu’elle soit l’une des artistes les plus médiatisées dans l’art du flamenco, sa démarche et son œuvre restent peu visibilisées de nos jours.
FUGACES active ce fantôme.
Il m’est difficile de décrire ce qu’elle a laissé comme trace la pre-mière fois que j’ai vu sa danse. Elle dégage une force qui est reliée à sa communauté, une danse qui n’a rien de folklorique, ni d’orne-mental, mais plutôt qui revendique, qui s’impose. Elle provoque en moi la possibilité de voir la danse comme puissance de vie, comme endroit de lutte et de survie. Cette pièce est aussi une tentative de faire revivre son énergie et de la laisser s’infuser dans mon écriture. FUGACES est donc une rencontre plus profonde avec cette figure. Avec l’équipe de danseurs·euses, je cherche à déployer nos imaginaires et nos interprétations subjectives à partir d’une approche sensible. Nous faisons l’expérience d’une connexion physique sans pour autant reproduire sa danse et provoquer ainsi un frottement de langages artistiques. L’écriture chorégraphique s’appuie sur des archives textuelles et vidéos. Une tentative de réactiver ce corps du passé, de se laisser traverser par son énergie, de traduire et spéculer son mouvement à travers nos outils et pratiques contemporaines. »
Aina Alegre
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BIOGRAPHIE
Chorégraphe et danseuse, Aina Alegre crée depuis 2010 différents spectacles et performances de formats très variés. Elle envisage la création chorégraphique comme un terrain pour ouvrir des imaginaires autour du corps. À travers la danse elle explore différentes relations au corps collectif et son travail chorégraphique est conçu comme une « orchestration » du mouvement, du son, de la lumière et de l’espace. Depuis plusieurs années, Aina Alegre assume une écriture autant chorégraphique que musicale. À travers ses créations, elle mène aussi un travail de recherche autour des notions de mémoire et d’archive qui traversent l’ensemble de son travail.
Voir, écouter et lire
Jornal de Notícias
(...) On y trouve de l’humour, de la colère, de l’énergie – et avant tout, une liberté éclatante. Une liberté rugueuse, ardente, dépouillée, portée par une danseuse exceptionnelle qui joue aussi de la trompette. Ici, le flamenco surgit comme une étincelle plutôt que comme un modèle, comme une combustion intérieure qui transforme tout ce qu’elle touche.
Sceneweb
Aina Alegre déploie une chorégraphie teintée d’un flamenco déconstruit et réinventé pour sept interprètes, qui rend hommage à l’icône du genre, Carmen Amaya.
À mille lieues de la représentation folklorique du flamenco, la cho- régraphie opère une déconstruction, qui emprunte certains gestes ou sons pour les isoler, les décliner, en solo, en duo, en groupe, et les déplier en cascade.
La Terrasse
Une danse profondément inspirée par une culture, et pourtant, l’apparition d’une écriture pleine de perspectives : c’est le défi relevé par Aina Alegre pour cette nouvelle création (...)
Séances et tarifs
Générique
Conception & direction artistique : Aina Alegre • Création & interprétation : Adèle Bonduelle, Maria Cofan, Cosima Grand, Hugo Hagen, Hanna Hedman, Yannick Hugron, Gwendal Raymond • Création lumière : Jan Fedinger • Création et espace sonore : Vanessa Court • Costumes : Aina Alegre et Andrea Otín • Coordination technique : Juliette Rudent-Gili • Assistante du projet : Séverine Bauvais • Régie son : Guillaume Olmeta • Régie lumière : Roberto Baldinelli • Accompagnement et regard : Juan Carlos Lérida et Marie Quiblier • Remerciements : Montse Madridejos pour la documentation • Production : Colette Siri • Diffusion : Damien Valette
Production : Centre chorégraphique national de Grenoble & STUDIO FICTIF • Coproduction : MC2: Grenoble ; Charleroi Danse – Bruxelles ; La Briqueterie - CDCN du Val de Marne ; Bonlieu Scène nationale Annecy ; Mercat de les Flors – Barcelone ; La Biennale de Lyon ; DDD-Festival Dias de Dança, Porto • Soutien : Theater Freiburg - Allemagne / Lauréate MIRA de l’Institut français ; SPEDIDAM • La SPEDIDAM est un organisme de gestion collective qui œuvre afin de garantir aux artistes-interprètes de toutes catégories les droits qui leur ont été reconnus • Le Centre chorégraphique national de Grenoble est financé par : la DRAC Auvergne - Rhône-Alpes / Ministère de la culture et de la communication ; la Région Auvergne - Rhône-Alpes; le Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole.