du 17 au 18 février 2021

Théâtre Cirque

Baro d’Evel

© François Passerini
© François Passerini
© François Passerini
© François Passerini
© François Passerini

Présentation

Au commencement, il y aurait le geste réduit à l’essentiel : deux corps, deux genres, deux couleurs, deux dimensions, deux règnes, une même solitude et l'envie profonde de se laisser transformer, déplacer par l’autre. Là, esquisse un monde hors du temps et de l’espace. Sur le plateau, la couleur n’a pas droit de cité : une scénographie totalement immaculée, accueille deux interprètes vêtus de costumes noirs et un volatile, libre sur scène, au ramage en harmonie avec ce jeu de contraste tout en bichromie.  

Là, sous nos yeux et le regard amusé du volatile, une romance entre les deux humains s’éveille, empreint de tendresse et de maladresse, se révélant aussi tragique que cocasse : comique de répétition, pantomimes, acrobaties burlesques - qui n’aurait rien à envier ni à Buster Keaton ni à Charlie Chaplin - se mêlent à la poésie, au chant lyrique, aux portés et à l’envol... Ce trio s’embarque dans un drôle de ballet sensible et poétique, où chaque corps fait trace, où chaque histoire s’écrit, entre passé et présent. Comme dans un rêve éveillé, leur univers atypique nous entraîne dans une ronde à contretemps. Un pas de deux, à trois, touchant et singulier ! 


Note d’intention
"Que reste-t-il quand on a tout enlevé ? Il reste le blanc sans doute. Et ce qu’il faudra encore faire sauter - pour toucher au plus petit dénominateur commun. À ce qui, obstinément, nous parle de Là, depuis Là, encore. Quoiqu’il en coûte. Quoiqu’il s’en échappe. Pour l’enchantement, pour le passage, comme pour la joie.
Au commencement, il y aurait le geste réduit à l’essentiel : deux corps, deux genres, deux couleurs, deux dimensions, deux règnes, une même solitude, le même désir tenace que ça continue et que ça recommence. La même envie profonde de se laisser transformer par l’autre, déplacer par l’autre. Comme si tout n’existait que d’être troublé ou traversé. Il y aurait deux humains et un corbeau pie s’embarquant les uns les autres dans un drôle de ballet sensible et poétique, où chaque corps fait trace, où chaque histoire s’écrit.
Premier volet d’un diptyque, Là est un prologue, un geste brut et nu qui circule entre corps et voix, entre rythmes et portés, entre chute et élan. Rien ne s’y fixe, rien ne s’y installe, tout s’y laisse dévaler. Avant-poste de Falaise, cette première pièce donne à voir cette langue sans mot ni arrêt qui se déroule sous nos vies. Elle retourne comme un gant l’espace du dedans et nous invite à nous observer dans la surface changeante que nous tendent nos gestes. Zoomant sur le présent de l’ici et maintenant, Là revisite nos gestes ignorés, nos gestes impulsifs, ceux de la saccade, ceux du spasme ou du cri, ceux de la vie n’importe comment, ceux de la vie à tout prix."
Barbara Métais-Chastanier


La Compagnie Baro d'Evel
Un des acrobates de la compagnie racontait récemment que son premier souvenir au sein de Baro d’Evel a été de nous rencontrer en fabriquant un mur de papier de 80 affiches collées les unes aux autres. Cette anecdote raconte beaucoup du fonctionnement de la compagnie. En effet notre recherche n’est pas cloisonnée et l’ensemble des artistes mais aussi collaborateurs et techniciens se déplacent, s’influencent dans leurs spécificités.
Se mettre en danger artistiquement, chercher un art total, est un défi moteur pour nous, nous avons besoin des croisements, des rencontres tout en cherchant l’excellence de chaque discipline. C’est un travail ardu et quotidien, nous mêlons le mouvement, l’acrobatie, la voix, la musique, la matière, et notre particularité est d’incorporer à cette recherche la présence d’animaux. Dans nos espaces de jeu, pensés comme des écrins, les animaux sur scène apportent une certaine fulgurance de l’émotion, le spectateur est traversé par leur présence et une autre perception de la représentation a lieu.
Nous aimons prendre le risque d’une écriture précise prête à improviser à chaque instant, penser une dramaturgie à tiroirs, comme des poèmes intérieurs qui en fabriquent un plus grand.
C’est un paradoxe d’avoir des écritures à la fois millimétrées et en même temps tout à fait libres mais c’est une manière pour nous d’être toujours en recherche de la justesse de l’instant, donner à voir ce qui nous échappe ce qui se raconte malgré nous.
Nous aimons penser la représentation comme une cérémonie, un ré-enchantement, convier toutes ces disciplines, avoir sur scène ces animaux, ces enfants, ces artistes, pour fabriquer des spectacles qui emmènent le spectateur dans un labyrinthe intérieur, dans un rêve éveillé.

Voir, écouter et lire

20 octobre 2018

Paris Art

Creusant ce qu’il y a de primordial, s’empare de tout ce qui faitlangage (saccade, spasme, cri…). Avec deux humains et un oiseau, quicomposent un ballet aussi atypique que poétique.

30 octobre 2018

Mouvement

En croisant opéra lyrique, théâtre, et performance artistique du côté de Jackson Pollock et Yves Klein, séduit et accroche : ce spectacle minimal ne fait que suivre avec une infinie poésie les mouvements de la vie. 

Sophie Puig

24 janvier 2019

Sceneweb

La lumière, le son et le déséquilibre trouvent toujours leur place dans cette polyphonie qui façonne une narration virtuose et onirique, déploie des trésors d’ingéniosité matérielle, des ressources physiques proches du sublime.

Géraldine Pigault

Séances et tarifs

Génerique

Auteurs et artistes interprètes : Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias • Collaboration à la mise en scène : Maria Muñoz – Pep Ramis / Mal Pelo • Collaboration à la dramaturgie : Barbara Métais-Chastanier • Scénographie : Lluc Castells assisté de Mercè Lucchetti • Collaboration musicale et création sonore : Fanny Thollot • Création lumières : Adèle Grépinet • Création costumes : Céline Sathal • Musique enregistrée : Joel Bardolet (arrangements des cordes), Jaume Guri, Masha Titova, Ileana Waldenmayer, Melda Umur • Construction : Jaume Grau et Pere Camp • Régie générale : Cyril Monteil ou Coralie Trousselle • Régie plateau : Flavien Renaudon ou Cyril Turpin • Régie son : Brice Marin ou Fred Bühl • Diffusion : Judith Martin• Direction des productions : Laurent Ballay • Administration : Caroline Mazeaud • Communication : Ariane Zaytzeff • Attaché de production : Pierre Compayré


Production : Baro d’evel • Coproduction : GREC 2018 festival de Barcelona et Teatre Lliure à Barcelone, Théâtre Garonne, scène européenne, Festival Montpellier Danse 2018, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Théâtre de la Cité, CDN Toulouse Occitanie, Pronomade(s) en Haute-Garonne, CNAR, MC93, Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique, L’Archipel, scène nationale de Perpignan, CIRCa, Pôle National Cirque, Auch Gers Occitanie, le Parvis, scène nationale Tarbes-Pyrénées, Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles, Le Prato, théâtre international de quartier, pôle national cirque de Lille, L’Estive, scène nationale de Foix et de l’Ariège, le festival BAD à Bilbao, le Cirque Jules Verne, PNC Amiens, la scène nationale d’Albi dans le cadre du soutien du FONDOC, Bonlieu, scène nationale d’Annecy, l’Avant-scène à Cognac • Projet bénéficiaire du projet de coopération transfrontalière PYRENART, dans le cadre du programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre POCTEFA 2014-2020 - Fonds Européen de Développement régional (FEDER) • Avec l’aide de la MC 93, scène nationale de Seine-Saint-Denis à Bobigny et de l’Animal a l’esquena à Celrà • Avec l’aide à la création de la DGCA, Ministère de la culture et de la communication, du Conseil départemental de la Haute-Garonne et de la Ville de Toulouse • La compagnie est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication - Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Occitanie / Pyrénées- Méditerranée et la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée. Elle est soutenue par la Generalitat de Catalunya, Institut Català de les Empreses Culturals pour le développement de ses projets 2018-2020.