PARCOURS

Savoir dire "non"

Un parcours en 4 temps qui donne le ton : Savoir dire non. LE ZEF invite des spectateurs curieux à vivre une traversée de saison autour d’un sujet commun. Ce parcours sera suivi d’une rencontre avec le philosophe Marc Rosmini. Dialoguer et échanger, pour tenter de saisir ensemble des problématiques d’actualité, d’entamer une réflexion sur notre société d’aujourd’hui.

© Emilia Stefani
© Willy Vainqueur
© Néry Catineau

3 SPECTACLES + 1 RENCONTRE = TOUT UN PARCOURS

SAVOIR DIRE NON

Didier Ruiz, Collectif La Palmera et Julie Bérès
Avec le philosophe Marc Rosmini

Savoir dire non aux codes, aux conventions, aux à priori et aux préjugés, être libre de s’affirmer tel que l’on est, afin de dire OUI à l’autre, à la vie et à la liberté, tel est le parcours proposé au public. La saison prochaine trois spectacles abordent la faculté, des uns et des autres, de dire NON : Trans (mès enlla) de Didier Ruiz, Antigone ma sœur du Collectif La Palmera et Désobéir de Julie Bérès. Le philosophe Marc Rosmini accompagnera ce parcours qui se terminera en fin de saison par un temps réflexif autour des problématiques et des questions soulevées par les trois spectacles.

 

Trans (mès enlla) > 6 novembre

Antigone ma sœur > 14 et 15 janvier

Désobéir > 11 et 12 février

+ une soirée de clôture > date à déterminer

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Les questions du refus et de la résistance sont au cœur de notre actualité politique et sociale, mais aussi de notre existence dans ce qu'elle a de plus intime. Depuis notre vie sexuelle, traversée par la question du consentement, jusqu'à notre vie professionnelle, dans laquelle s'exercent différents types de domination, chacun de nous est travaillé par différentes formes d'inquiétudes éthiques. Que faut-il accepter ? Que doit-on refuser ? Comment décider des situations où il faut s'opposer ? Pourquoi est-il essentiel de « savoir dire non » ?

L'expression qui sert de titre à ce parcours pose en elle-même problème, car on pourrait la comprendre de manière réductrice, en l'associant à une présumée « force de caractère » dont, naturellement, les individus seraient ou non dotés. Or une telle psychologisation du problème risque de dériver vers une attitude fataliste, qui se contenterait de constater que certains « savent dire non », contrairement à d'autres.

Le parcours reliant les trois spectacles suppose au contraire que c'est par la confrontation à des œuvres, et par le dialogue autour de ces dernières, que chacun de nous peut cultiver une capacité de résistance qui n'aurait donc rien d' « innée », et qui relèverait moins du « caractère » de chacun que de l'accès à des outils culturels permettant de cultiver notre subjectivité.

 

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