Le 25 mars 2022 à 20h30

Danse

Mille et une danses

Thomas Lebrun

Centre chorégraphique national de Tours direction Thomas Lebrun

© Frédéric Iovino
© Frédéric Iovino
© Frédéric Iovino
© Frédéric Iovino
© Frédéric Iovino
© Frédéric Iovino

Présentation

Lorsque Thomas Lebrun commence à travailler sur ce spectacle, il est bien loin de se douter qu’une pandémie va bouleverser nos vies, rendre impossible toute rencontre charnelle et exiler les danseurs loin de leur public. Alors Mille et une danses est apparu comme une nécessité absolue, une certitude. Comme une grande fête au sein d’un monde bousculé. Une fête d’anniversaire, d’abord, puisqu’il s’agit de célébrer les vingt ans de sa compagnie. Il a donc préparé une ode aux interprètes qui ont jalonné son épopée chorégraphique et émotionnelle. Une myriade de danseurs venus d’horizons variés et de générations diverses sont convoqués, de ceux qui l’accompagnent depuis toujours à de nouvelles surprises, dans une mixité dont jaillissent toutes les danses : savantes, populaires, passées, récentes, à venir. C’est aussi une fête de retrouvailles avec son public, qui met la création à l’honneur. Nourrie de références musicales proposées par les interprètes eux-mêmes, la pièce se compose de différentes parties qui sont autant d’hommages à l’histoire des danses, des plus traditionnelles aux plus contemporaines. Au fil des « mille » tableaux, les corps des interprètes, marqués par leur propre parcours, constituent une encyclopédie sensible du mouvement dansé, en écho à notre monde qui reprend vie. 

NOTE D'INTENTION

En écrivant les premières lignes de ce projet de création l’an dernier, je ne pensais pas que fêter la danse prendrait cette nouvelle dimension de sens en 2021. Je ne pensais pas que ce serait nos premières retrouvailles créatives dansées, après une longue période de manque d’espace, de manque de rencontres charnelles, de connexions réelles, de proximités... De choses qui pour nous, danseurs et chorégraphes, sont inscrites dans notre « être » et dans nos vies... intrinsèquement, profondément. De l’importance de dialoguer physiquement, d’échanger corporellement, de transmettre par nos corps tout ce qu’ils réservent, contiennent, bouillonnent, transpirent. De l’importance de communiquer ce que nous sommes et ce que nous ressentons, même murés, masqués, éloignés. De la force et de l’utilité du mouvement, de l’espace, des découvertes, du voyage et du partage... des liens qui nous animent. De l’intime conviction que ces « Mille et une danses pour 2021 » seront bienvenues et vitales pour toute cette équipe. Qu’elles seront emplies d’une valeur nouvelle, qui animera autrement nos danses et nos vies. Un certain goût de liberté, dont nous avions presque oublié la valeur. La valeur de notre métier, de le partager. La valeur de la liberté d’aller vers l’autre.


Thomas Lebrun


BIOGRAPHIE

Interprète pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve ou encore Pascal Montrouge, Thomas Lebrun fonde la compagnie Illico en 2000, suite à la création du solo Cache ta joie !. Implanté en région Nord - Pas de Calais, il fut d’abord artiste associé au Vivat d’Armentières (2002-2004) avant de l’être auprès de Danse à Lille / Centre de Développement Chorégraphique (2005-2011).

On prendra bien le temps d’y être, La Trêve(s), Les Soirées What You Want ?, Switch, Itinéraire d’un danseur grassouillet ou La constellation consternée sont autant de pièces que d’univers et d’esthétiques explorés, allant d’une danse exigeante et précise à une théâtralité affirmée.
Depuis sa nomination au Centre chorégraphique national de Tours en janvier 2012, Thomas Lebrun a créé 11 pièces chorégraphiques dont (La jeune fille et la mort (2012), Trois décennies d’amour cerné (2013), Tel quel ! (2013), Avant toutes disparitions (2016), Ils n’ont rien vu (2019). Par ailleurs, Thomas Lebrun a co-écrit plusieurs pièces, notamment avec Foofwa d’Imobilité (Le show / Un twomen show), Cécile Loyer (Que tal !) et Radhouane El Meddeb (Sous leurs pieds, le paradis). Il chorégraphie également pour des compagnies à l’étranger, comme le Ballet National de Liaonning en Chine (2001), le Grupo Tapias au Brésil (Année de la France au Brésil en 2009)… Parallèlement, il reçoit régulièrement des commandes. En juillet 2010, il répond à celle du Festival d’Avignon et de la SACD (Les Sujets à Vif) avec la création du solo Parfois, le corps n’a pas de cœur. De même, il chorégraphie et met en scène Les Fêtes d’Hébé, de Jean-Philippe Rameau, en mars 2017 pour l’Académie de l’Opéra national de Paris, présentées à l’Auditorium de l’Opéra Bastille à Paris et au Britten Theatre de Londres.

Pédagogue de formation, Thomas Lebrun place la transmission au cœur de sa démarche. Ainsi, il est intervenu entre autres au Centre national de la danse de Pantin et de Lyon, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, à la Ménagerie de Verre, au Balletéatro de Porto, à la Formation du danseur interprète de Coline, au CNDC d’Angers...

Depuis 2018 et en lien avec le CDCN de Guyane et Tropiques Atrium, scène nationale de la Martinique, il développe « Dansez-Croisez », un projet d’échanges et de croisements chorégraphiques avec les artistes des territoires d’Outre-mer et de la Caraïbe en métropole et intervient en Guyane, Martinique, Guadeloupe et à Cuba.

 

Voir, écouter et lire

12 juillet 2021

Danses avec la plume

La pièce, construite autour de six tableaux, elle nous embarque dans un voyage à travers des décennies de danse.

Séances et tarifs

Génerique

Conception et chorégraphie : Thomas Lebrun • Interprètes : Antoine Arbeit, Maxime Aubert, Julie Bougard, Caroline Boussard, Raphaël Cottin, Gladys Demba, Anne-Emmanuelle Deroo, Arthur Gautier, Akiko Kajihara, Thomas Lebrun, Cécile Loyer, José Meireles, Léa Scher, Veronique Teindas, Yohann Têté • Invités : 5 personnes du territoire de la représentation : danseurs ou chorégraphes, danseurs amateurs ou amateurs de danse, personnel du théâtre accueillant... • Création : lumière Françoise Michel Création son : Maxime Fabre • Régie générale : Xavier Carré

Production : Centre chorégraphique national de Tours • Coproduction : Festival Montpellier Danse 2021 ; Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles ; Scène nationale d’Albi ; Équinoxe, scène nationale de Châteauroux ; La Rampe-La Ponatière, Scène conventionnée - Échirolles ; Théâtre La passerelle – Scène Nationale de Gap et des Alpes du Sud ; MA scène nationale, Montbéliard ; La Maison/Nevers, scène conventionnée ; Scène nationale d’Orléans La Rampe-La Ponatière, Scène conventionnée - Échirolles Le Centre chorégraphique national de Tours est subventionné par le ministère de la Culture - DGCA - DRAC Centre-Val de Loire, la Ville de Tours, le Conseil régional Centre-Val de Loire, le Conseil départemental d’Indre-et-Loire et Tours Métropole Val de Loire • L’Institut français contribue régulièrement aux tournées internationales du Centre chorégraphique national de Tours

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