Le 05 avril 2018 à 20h30

Théâtre

20 November

Sofia Jupither

Jupither Josephsson Theatre Company

 © Urban Jörén
© Urban Jörén

Présentation

La Biennale des Écritures du Réel et le Merlan s'associent de nouveau cette saison avec cette pièce coup-de-poing, terriblement d'actualité.

Monologue écrit en 2006, peu après la tuerie commise par Sebastian Bosse dans son ancien lycée d’une petite ville allemande, 20 November nous plonge dans la tête de cet adolescent quelques heures avant son passage à l’acte. Le dramaturge suédois Lars Norén s’est longuement documenté, compilant le journal intime de l’adolescent, ses posts sur les réseaux sociaux, ses vidéos, pour tenter de comprendre l’inacceptable. Cet adolescent pourrait ressembler à beaucoup d’autres, entre humiliations subies, haine de l’institution et sentiment d’impuissance. Sans jamais juger, Sofia Jupither lui redonne une humanité et entreprend la description clinique des mécanismes d’une société qui produit une telle violence. 

« Je suis peut-être naïve mais, à mon sens, si les jeunes se sentent plus intégrés, les probabilités que certains d’entre eux commettent des tueries diminuent. C’est la marginalité et l’exclusion qui rendent possibles de tels passages à l’acte. »

Sofia Jupither / Entretien Festival d’Avignon

Biographie

 Sofia Jupither prend le risque de paraître naïve et l'assume : si elle fait du théâtre, c'est pour comprendre, sans jamais juger, les individus et les raisons qui motivent leurs actes, mêmes les plus étranges et les plus cruels. Depuis 2001 en Suède et depuis 2005 en Norvège, elle rencontre un grand succès, en particulier avec des mises en scène d'auteurs scandinaves classiques – Ibsen et Strindberg – et contemporains – Jon Fosse et Lars Norén. Chez ce dramaturge, son concitoyen, elle apprécie l'empathie qu'il manifeste dans son entreprise de description clinique du contemporain. Dans le cadre du projet européen Villes en scène/Cities on stage, son texte Fragmente est monté par Sofia Jupither en 2012 à Göteborg. C'est dans ce même cadre qu'elle fait la rencontre de la dramaturge roumaine Gianina Cărbunariu et qu'elle décide d'aborder avec La Tigresse un registre dramatique inédit pour elle : un théâtre composite, distancié, privilégiant une adresse directe au public. Une expérience nouvelle qui a toutefois en commun avec ses précédentes créations, le désir de montrer que tout dans l'homme est humain.

Voir, écouter et lire

teaser du spectacle

France Culture

20 november, diaboliquement intelligent

17 juillet 2016

La Libre Belgique

David Fukamachi Regnfors livre lui aussi une prestation convaincante, distanciée, d'une froide sobriété et pourtant d'une réelle émotion.

20 juillet 2016

Les Trois Coups

Un monologue coup-de-poing très documenté !

26 juin 2016

La Terasse

Passionnée par l’intériorité humaine, par l’analyse de tout ce qui nous amène à interagir les uns avec les autres, la metteure en scène a voulu élaborer des spectacles qui creusent profondément dans nos comportements. Cela dans la pure tradition scandinave d’un réalisme psychologique s’appuyant sur la puissance de l’acteur.

le 16 juillet 2016

L'express

L'acteur David Fukamachi Regnfors incarne avec beaucoup de subtilité ce jeune homme à la fois perdu et terrifiant.

19 juillet 2016

I/O Gazette

Avec sa timide silhouette mais ses gestes francs, la beauté d’un visage triste et faussement inexpressif, l’acteur incarne parfaitement l’ambivalence de cet être qui porte en  lui le fardeau de cette insoutenable violence.

Séances et tarifs

Génerique

Avec : David Fukamachi Regnfors • Texte : Lars Norén • Traduction : Katrin Ahlgren • Mise en scène : Sofia Jupither • Scénographie et costumes : Erlend Birkeland • Lumière : Ellen Ruge et Robert Hvenström • Musique : ”Wir sind wir” Paul van Dyk et Peter Heppner de l’album ”My Hart of stone”

Le 20 novembre de Lars Norén est publié aux Éditions de L’Arche.

production : Jupither Josephsson Theatre Company • coproduction : Royal Dramatic Theatre in Stockholm, Uppsala Stadsteater • avec l'aide au financement de Stockholm Stad